12.07.07 Etats des lieux de l'économie congolaise (FEC)

Problèmes et pistes de solutions pour
la relance économique de la République Démocratique du Congo


...Bien que raccordées au réseau SNEL, les coupures d’électricité ont conduit nombre de grandes entreprises à s’équiper des générateurs de 300 à 1.250 KVA augmentant leurs charges (équipements et exploitation) de 10 à 15 % avec des répercussions négatives sur les prix et la compétitivité de leurs produits.
En plus de cette mauvaise qualité, le coût de l’électricité moyenne tension fournie aux entreprises est très onéreux : 0,1058 USD/kWh.
Ce coût est paradoxalement plus élevé que dans les pays qui s’approvisionnent en RDC tels la ZAMBIE (0,075 USD/kWh), RSA (0,0281 USD/kWh) ; BURUNDI (0,0711 USD/kWh) et République du CONGO (0,0760 USD/kWh)...

http://www.congoforum.be/upldocs/Etat_des_lieux_document_final.pdf


Acquittée le 30 avril 2007

Me Marie-Thérèse Nlandu de nouveau devant la justice militaire (potentiel 07/07/07)

Par Donatien Ngandu Mupompa

La joie de Me Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Nene aura été de courte durée. Acquittée le 30 avril 2007 par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe, elle va de nouveau se retrouver devant la barre. Cela, de par la volonté du Parquet militaire. En effet, l’auditeur militaire supérieur a interjeté appel contre le jugement rendu en sa faveur, pour mal jugé.
Me Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Nene, la femme politique qui a été détenue pendant plus de cinq mois au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), va de nouveau répondre des griefs de mouvement insurrectionnel et de détention illégale d’armes de guerre retenus à sa charge par le ministère public. En effet, l’auditeur militaire supérieur, le colonel Madialuwa, a fait appel au jugement rendu le 30 avril dernier par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe. L’acte d’appel a été déposé au greffe de la Cour militaire de Kinshasa/Gombe depuis le mercredi 20 juin 2007.
Pourtant, en rendant son verdict ce 30 avril-là, le tribunal présidé par le doctorant en droit Martin Mbokolo Ewawa, major magistrat, plaidait pour une justice militaire plus humanisante. Et les juges qui s’étaient prononcés ce jour-là disaient avoir eu pour seul maître la loi, et leur intime conviction. Mais, ce n’est pas là l’avis du Parquet militaire. En nous recevant le jeudi 5 juillet 2007, le colonel magistrat Madialuwa a dit qu’un juge militaire est un juge répressif, il doit donc être décisif.
Il faudrait noter qu’à l’issue du jugement rendu par le premier juge, le président du tribunal militaire avait annoncé aux deux parties, c’est-à-dire Me Marie-Thérèse Nlandu et ses compagnons d’infortune, aussi bien qu’au ministère public, qu’ils n’avaient que cinq jours pour interjeter appel. C’est ce que prévoit le Code de procédure pénale militaire. L’organe de la loi, représenté par le major Homère Nkulu Katenda, n’avait pas fait appel dans ce délai. C’est ainsi que le samedi 5 mai, Me Marie-Thérèse Nlandu organisa une réception intime avant de s’envoler la semaine suivante pour l’Europe, où elle séjourne en ce moment pour des raisons médicales.
Mais, l’auditeur supérieur militaire Madialuwa a déclaré que sur instruction de sa hiérarchie, il s’est imprégné du dossier après avoir reçu la copie du jugement. Et il a découvert qu’il y a mal jugé. Pour lui, ce jugement comporte beaucoup de contradictions. A titre illustratif, il a évoqué une phrase de la conclusion des motifs où il est écrit ceci : « Nous ne disons pas que Me Marie-Thérèse Nlandu n’est pas coupable… ». Et lui de s’étonner : « Comment acquitter une personne dont vous ne dites pas qu’elle n’est pas coupable ? »
Le colonel Madialuwa a aussi soutenu que cet appel n’est pas fait en dehors du délai légal. Il a fait voir que le Code de procédure pénale militaire est muet à ce sujet. La loi recommande qu’en cas d’espèce, le magistrat militaire doit recourir au Code de procédure pénale ordinaire.
Il s’est donc basé sur une disposition de ce Code des juridictions de droit commun qui stipule que le procureur près la juridiction d’appel peut interjeter appel dans un délai de trois mois pour mal jugé.

ME MARIE THERESE SERA-T-ELLE FORCEE A L’EXIL ?

La conséquence à tirer de cet appel : la loi dit que lorsque c’est le ministère public qui va en appel, et s’il apporte des charges suffisantes pour inculper le prévenu, le juge peut prononcer une peine dépassant celle du premier juge. Or, l’insurrection brandie par l’organe de la loi est condamnée dans les juridictions militaires à des peines de 20 ans, de perpétuité ou de condamnation à mort. Juriste chevronné, Me Marie-Thérèse Nlandu le sait. Ainsi, elle risque d’être forcée à un nouvel exil, malgré elle, pour éviter une nouvelle épreuve déshonorante.

Un autre cas de figure se présente : lorsque la Cour militaire notifiera la date d’audience aux parties, Me Marie-Thérèse Nlandu ne répondra pas à l’appel. Ceci, pour la simple raison qu’elle n’est pas au pays. A ce moment-là, la Cour instruira l’affaire et la condamnera par défaut. Il faudrait noter qu’en appel, le jugement fait au premier degré tombe et tout est à recommencer. Ce qui serait vraiment malaisé. Car, cela signifiera la fin de sa carrière politique, voire de sa profession d’avocat. En un mot, c’est toute une vie qui sera brisée.

Mais réagissant à ce sujet depuis l’Europe où elle se trouve, Me Marie-Thérèse Nlandu Mpolo Nene a dit ceci : « Cet appel daté du 20 juin 2007 est fait en dehors du délai légal de 5 jours prévu par le Code de procédure pénale militaire. Le Congo peut-il prétendre encore être un Etat de droit? J’ai dit merci au président Joseph Kabila, parce qu’il fait savoir qu’il n’est pas contre mon acquittement. C’est-à-dire : pas d’appel ni nouvelles poursuites, du reste inutiles au deuxième degré. Magistrat suprême, que vaut sa parole? Peut-on lui faire confiance? A plusieurs reprises, sa parole est remise en cause. »
Pour rappel, Me Marie-Thérèse Nlandu avait été arrêtée le 21 novembre 2006 dans les installations des services spéciaux de la police. Ce jour-là, elle était à la recherche de ses travailleurs enlevés la veille. On l’arrêtera donc, au motif qu’elle serait à la tête d’un mouvement insurrectionnel qui avait abouti à l’incendie de la Cour suprême de justice. En plus, ses travailleurs ont été présentés comme des soldats ex-Faz, qui possédaient des armes de guerre fournies par elle.
Mais après instruction de l’affaire, le tribunal militaire a trouvé que les accusations du ministère public n’étaient basées sur aucune preuve. Le dossier était vide. Les juges en avaient conclu que cette femme et ses coaccusés étaient innocents. Tout le monde a été acquitté. Ce qui n’a pas plu au Parquet militaire.

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Congo-Kinshasa: Live Up to Your Promises Or Lose Recent Gains, Kabila Urged

UN Integrated Regional Information Networks

<>UN Integrated Regional Information Networks
6 July 2007
Posted to the web 6 July 2007

The Democratic Republic of Congo (DRC) could lose recent gains in its democratisation process unless President Joseph Kabila starts to promote dialogue and accountability, and strengthens cooperation with the wider international community, the International Crisis Group (ICG) has warned.

The report, Congo: Consolidating the Peace, issued by the ICG on 5 July, warns that while the transition period, which ended with elections six months ago, helped to unify the country and improved security in some areas, governing institutions had remained weak, abusive or non-existent.

The national army, it added, was still the worst human rights abuser while another crisis is looming in the east.

"Despite Kabila's strong mandate, the last months have seen the rapid paralysis of the state machinery, increased authoritarian tendencies and no decisive progress in the restoration of peace in the Kivus," said David Mugnier, ICG's Central Africa project director.

"Kabila and Prime Minister Antoine Gizenga need to acknowledge the shortcomings of the last months," the report stated.

"A return to full-scale war is unlikely but violence in Bas-Congo and Kinshasa in early 2007 with over 400 people killed and renewed threats of war in the Kivus show the country's fragility," it added.

Role for opposition

The ICG called for conditions that would allow for the return of opposition leader, Jean-Pierre Bemba, and greater freedoms for parliament, the courts and media.

"Despite late but commendable efforts to grant it more space in parliament, the opposition's capacity to play that role remains severely undermined by the recurrent use of force against its supporters and the exile of Jean-Pierre Bemba, the main challenger to President Kabila during the recent election," the ICG said. "The opposition's virtual exclusion from governorships despite winning five provincial assembly elections is another sign of shrinking political pluralism."

On the volatile situation in North and South Kivu, the ICG called for urgent diplomacy and dialogue. "Much remains to be done to turn the army and police into competent, confidence-inspiring forces that can provide stability and tackle lawlessness, especially in the militia-dominated east," it noted.

Much remains to be done to turn the army and police into competent, confidence-inspiring forces that can provide security and tackle lawlessness

It said the security situation in areas such as Ituri was better, but there had been little progress in disarming militia groups in the Kivus.

Kabila was elected president in 2006 after 40 years of authoritarian rule by Mobutu Sese Seko. Before being elected, he headed an interim administration that replaced his father, Laurent Desiré Kabila, who was assassinated in 2001 after toppling Mobutu.

At his inauguration, the 35-year-old Kabila promised to provide leadership and good governance during his five-year stewardship.


"The way forward lies in strengthening democratic governance," the ICG said. "Reform requires genuine political will to tackle impunity by vetting police and army officers and making courts independent."

Read the Report 

Click to enlarge.A L OCCASION DU 47° ANNIVERSAIRE DE L INDEPENDANCE DE LA RDC.
LE PRESIDENT DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE, DC, EUGENE DIOMI NDONGALA, VIENT D'INVITER LE PEUPLE CONGOLAIS A OBSERVER CETTE DATE HISTORIQUE NON COMME UN MOMENT DE FETE MAIS COMME UNE OCCASION DE MEDITATION PARCE QUE LE PAYS CONTINUE A DEMEURER DANS UNE DOULOUREUSE TRAVERSEE DU DESERT - INTERPRETE, JUILLET 2007

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30 juin : la fête du délire !
Par Raymond Luaula

Attendu à Goma où il avait promis d’installer son quartier général et d’y résider, Joseph Kabila Kabange prend de plus en plus de distance avec le chef-lieu du Nord Kivu, une ville qui aurait dû, ne fut-ce que pour la symbolique mieux en signe de reconnaissance des suffrages à la soviétique accordés au champion de l’AMP lors de la présidentielle, accueillir les autorités centrales pour commémorer le 47e anniversaire de l’indépendance du Congo. Le successeur désigné à Désiré Kabila ka Makolo a choisi plutôt de fêter ( ?) à Kisangani, chef-lieu de la Province-Orientale pendant que son premier ministre devra communier (sans hosties) avec les Kinois.

Comme on pouvait ne pas s’y attendre, la république sera quadrillée par les apparatchiks du régime. Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, représentera l’Etat-AMP à Mbuji-Mayi, une ville à l’agonie que la mort programmée de la Miba risque d’achever. Kengo wa Dondo, président du Sénat sera à Bandundu. Lubumbashi accueillera Nzanga Mobutu, le numéro deux du gouvernement. Les provinces restantes seront « honorées » par la présence des autres ministres d’Etat. Les ministres, vice ministres et les membres d’autres institutions accompagneront les têtes d’affiches ainsi désignées dans les capitales provinciales. Vive donc l’indépendance ?

Au moment le pays s’embourbe dans une insécurité avec à la clé des assassinats au quotidien dont les auteurs sont malheureusement les hommes sous le drapeau chargés d’assurer la sécurité des citoyens et des biens, on peut légitimement se demander si les ex-Zaïrois ont le cœur à la fête, eux qui réalisent qu’aujourd’hui comme hier le pilotage à vue demeure la règle d’or dans la gestion de la cité ?

Pendant que les travaux d’hercule promis par Kabila se font toujours désirer tout comme ceux à impact visible pour la population conseillés par les marabouts du développement du Nord, c’est scandaleusement délirant que des substantiels moyens financiers soient utilisés pour financer les voyages et les orgies des autorités centrales en provinces alors que ces fonds jetés par la fenêtre auraient pu permettre à Gizenga de payer les fonctionnaires qu’il soumet à la disette.

Etonnant que dans ces conditions, certains illuminés se félicitent de la consolidation supposée du Franc congolais par rapport aux principales devises étrangères alors qu’elle est immorale et politiquement incorrecte car découlant de la rétention des salaires.

CongoOne , Mise en ligne le 28-06-07


Fête du 30 juin à Bruxelles : Marie-Thérèse N’Landu dénonce le nazisme instauré au Congo
Par Pierre Kalambayi Misasa

La célébration eucharistique organisée le samedi 30 juin dernier à l’Eglise Saint Pierre à Jette (Bruxelles) à l’occasion du 47e anniversaire de l’indépendance du Congo-Kinshasa a été un grand moment de vérité débarrassé de langue de bois, tant à travers l’homélie que le poignant témoignage de Me Marie-Thérèse N’Landu.

Il est 19 heures quand débute la célébration eucharistique présidée par l’abbé Gilbert Yamba entouré de deux autres prêtres dont le dernier missionnaire blanc transféré en Belgique pour y être jugé à la demande de sa congrégation au lieu de subir l’arbitraire de la justice rwandaise.

Sans aller par le dos de la cuillère, l’abbé Yamba a brossé d’entrée de jeu un tableau sombre de la RDC en stigmatisant la misère dans laquelle patauge le Congolais, misère due notamment à la gestion hasardeuse de l’Etat, à la manipulation étrangère avec la complicité de quelques Congolais.

Dans une sorte de réquisitoire, l’abbé Yamba n’a pas passé sous silence le pillage systématique des richesses du sol et du sous sol congolais mis d’ailleurs en exergue par différents rapports des panels des experts des Nations Unies.

L’officiant a néanmoins exhorté les Congolais à préserver en tout état de cause l’unité nationale en bannissant le tribalisme et les a par ailleurs invité au courage et à l’espérance afin d’entreprendre et ou de continuer la lutte déjà engagée par d’autres à travers plusieurs actions de pression sur le gouvernement de Kinshasa.

Aussi, face aux tueries à large échelle qui se passent dans notre pays et auxquelles les Congolais assistent impuissant sous l’œil complaisant des puissances du monde, l’officiant à invité ses compatriotes à prendre en mains leur sort et le destin de leur pays.

Le Congo ne nous appartient plus !

Après cette émouvante homélie, et avant la bénédiction finale, la parole a été accordée à Me Marie-Thérèse N’Landu, ancienne candidate à la dernière présidentielle congolaise et avocate de Jean-Pierre Bemba Gombo, sortie des geôles du régime de Joseph Kabila après plusieurs mois.

C’est par un chant d’action de grâce en Lingala : « soki nabimi na boloko, nakobanga Nzambe, alléluia » que Me Marie-Thérèse N’Landu a commencé son intervention avant de passer en revue l’homélie du jour qui, selon elle, résumait mieux l’essentiel de la situation sociale, politique, économique et sécuritaire de notre pays.

Marie-Thérèse N’Landu a d’emblée remercié feu le cardinal Frédéric Etsou, d’heureuse mémoire, qui 8 jours après son arrestation le 30 novembre 2006 avait élevé la voix pour clamer son innocence et exiger sa libération pendant qu’il se trouvait en séjour médical en Belgique.

Balayant d’un revers de la main les accusations de corruption portées contre sa personne notamment par Digital Congo, Me N’Landu a affirmé que dès qu’elle aura recouvré sa santé, elle portera plainte contre ce groupe de presse(NDLR appartenant à Kabila) en exigeant des dommages et intérêts de l’ordre de 34 millions de dollars américains. La même somme sera également réclamée à la présidence de la République après une autre plainte pour diffamations et actions calomnieuses. Une troisième plainte sera déposée contre l’Etat congolais pour arrestation arbitraire sous prétexte d’atteinte à sa sûreté par la détention de 3 grenades et d’autres armes.

Selon la chronologie des faits présentée par Me N’Landu, elle était tombée dans un traquenard lui tendu par les services de Kabila avec la complicité d’un membre de sa propre équipe pendant qu’elle cherchait des pièces pour soutenir la requête introduite à la Cour Suprême de Justice en faveur de Jean-Pierre Bemba. En fait, on lui avait fait croire que M. Bemba avait besoin d’elle, ce qui était loin de la vérité parce que l’ancien vice-président de la république n’était pas au lieu du rendez-vous imaginaire. C’était à la veille des incidents malheureux survenus le 21 novembre à la Cour Suprême, jour où juges, avocats et autres citoyens venus assister à l’audience avaient été surpris de voir surgir des policiers qui se débarrassaient de leurs uniformes alors que dehors il y avait un dispositif imposant de la MONUC et de la police nationale.

Ce qui prouve, selon elle que c’était un coup orchestré par le pouvoir. Fait frappant, trois fois durant son intervention, Marie-Thérèse N’Landu a souligné que le Congo ne nous appartient plus, car le nazisme est établi comme régime politique dans notre pays.

L’assistance a été émue quand elle a révélé qu’un major promu colonel pour s’être distingué dans les tortures de ses concitoyens s’était occupé avec un zèle rare d’un de ses gardes du corps dont les organes génitaux ont été suppliciés.

Plus grave encore, signale Me N’Landu, dans la nuit du 22 au 23 mars dernier, 50 personnes incarcérées au pavillon 9 du centre pénitencier et de rééducation de Kinshasa (ex-prison centrale de Makala) arrêtées au hasard lors des affrontements entre la garde rapprochée de Bemba et l’armée de Kabila ont été sorties et demeurent disparues. Il y a plus, dans la nuit du 24 mars, un colonel du nom de Bofote a exécuté 38 personnes au camp Tshatshi. A l’en croire, les victimes ont été égorgées et mises dans des sacs et jetées dans le majestueux fleuve Congo. Pathétique !

Maximum des pressions sur Kabila

Quand bien même elle a déclaré que les tueries sont planifiées contre les ressortissants des provinces de l’Equateur, du Bas-Congo, des deux Kasaï et de Kinshasa, Marie-Thérèse N’Landu a néanmoins inviter ses concitoyens à exercer un maximum des pressions sur Joseph Kabila pour qu’il démissionne avant son actuel mandat de 5 ans.

Dans une telle atmosphère lourde, le cœur n’était nullement à la fête même si au Congo, Kabila et les apparatchiks de son régime se sont employés à sauver les apparences avec des défilés militaires alors que la population passait le 47e anniversaire de l’indépendance dans la méditation.

Invités par CongoOne à livrer leurs impressions à la suite du témoignage poignant de Me N’Landu, quelques compatriotes présents sur le lieu se sont dits bouleversés par la politique de terreur instaurée par le régime de Joseph Kabila pourtant porté à bout des bras par la communauté internationale. Sans verser dans la langue de bois, Rosalie Ngalula Muitabayi qui a connu les affres des geôles du pouvoir kabiliste ne s’est pas offusquée d’ajouter qu’outre les cachots connus de l’opinion, Kinshasa regorge aussi des cachots privés où les services dits des renseignements se livrent aux tortures du genre de celles dénoncées avec force détails par Me N’Landu qui selon elle a retrouvé la liberté entre autre à cause de sa notoriété et des pressions exercées sur Joseph Kabila notamment par la Belgique et la commission européenne par le biais de Louis Michel, commissaire à l’aide humanitaire qui s’était personnellement impliquée.

CongoOne , Mise en ligne le 02-07-07
rdc: Kongo Central:
LES HABITANTS DE KIKWANGO OBLIGES DE FUIR AU CONGO BRAZZAVILLE POUR SE SOUSTRAIRE AUX TRACASSERIES DES FARDC




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INTERPRETE, N°715 JUIN 2007


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26.06.07 Le Monde diplomatique: Fragile gestation de la démocratie en République démocratique du Congo

Pour la première fois depuis 1960, la République démocratique du Congo (RDC) a organisé avec succès des élections générales, le 30 juillet 2006. Cette consultation symbolise le retour de la paix après une guerre qui aurait fait trois millions de morts de 1997 à 2003. L’histoire du Congo – y compris durant la seconde guerre mondiale – révèle la fragilité de la construction de l’Etat mais aussi l’enracinement d’une conscience nationale et démocratique.


Après plusieurs années de guerre et de chaos, la République démocratique du Congo (RDC) s’est dotée d’une nouvelle Constitution adoptée par référendum le 19 décembre 2005. Organisées en juillet 2006, des élections générales se sont déroulées globalement dans le calme – malgré quelques incidents après le second tour de la présidentielle – avec un taux de participation élevé (près de 70 %). Pour autant, peut-on considérer que le processus électoral est intériorisé comme méthode normale de régulation politique, mettant un terme au recours à la lutte armée et à la violence  ?

Rien n’est moins sûr, en raison du faible ancrage historique de la démocratie da l’ex-Zaïre. Ensuite, la mise sous tutelle internationale de la dernière consultation, avec présence d’une force armée européenne sous mandat des Nations unies, fait planer l’ombre d’une instrumentalisation de la classe politique congolaise au profit d’intérêts qui ne sont pas forcément ceux des populations . La démocratie risque donc, pour longtemps encore, de rester fragile. Pour comprendre cette situation, un retour sur l’histoire du pays depuis l’indépendance en 1960 semble nécessaire.

Sous la domination belge, le Congo connaît, à partir de 1957, des consultations communales (élections des bourgmestres à Léopoldville [Kinshasa]) et, à la fin, des élections législatives – les 11 et 25 mai 1960 – destinées à répondre à la contestation croissante dans le pays. Le Mouvement national congolais (MNC) de Patrice Lumumba obtient trente-quatre sièges au parlement . Cependant, l’opposition radicale de celui-ci à la puissance coloniale va paradoxalement constituer le point de départ d’une tradition de manipulations du jeu politique et électoral dans le but de contenir la contestation. C’est ainsi qu’avec l’assentiment de la Belgique le premier ministre Lumumba, pourtant issu des urnes, est assassiné . De même, son successeur Moïse Tshombé, en passe de remporter la présidentielle de 1965, est renversé par Joseph Mobutu avec le soutien de Bruxelles.

Tous les candidats sont choisis par le parti-Etat

Mobutu suspend la Constitution et met en place un « collège des commissaires généraux ». La vie politique est alors gérée par une élite intellectuelle, vraisemblablement manipulée par la Belgique et favorable à celle-ci. Selon le politologue Robert Charlick, cette période marque durablement la vie politique locale : « Les acteurs, reproduisant le schéma hégémonique colonial, vont utiliser leur position pour défendre les intérêts de certaines catégories, comme la bureaucratie civile et militaire, en limitant la participation d’autres groupes sociaux au système . » Le sociologue Jean-Jacques Arthur Malu-Malu qualifie ce phénomène de « syndrome de l’indépendance ». De fait, le pays s’enfonce dans les turpitudes politiques.

En décembre 1970, Mobutu se présente en candidat unique à l’élection présidentielle. Il avait pourtant promis de ne rester que cinq ans au pouvoir et de remettre ensuite les clés du Congo aux civils. Les élections législatives qui suivent sont elles-mêmes pipées : tous les candidats sont désignés par le bureau politique du parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), qui régente désormais la vie des Congolais. La IIe République (1965-1998) se caractérise par un monopartisme de fait : les élections s’organisent autour d’un candidat unique, chef du parti-Etat, et sans véritables enjeux.

Retour du multipartisme et agitation politique

Vingt-cinq ans de dictature... En décembre 1990, sous la pression internationale et après plusieurs années de contestation, le maréchal Mobutu accepte le principe du multipartisme et promet la démocratisation. Il affirme renouer avec le processus électoral, dont les premiers jalons avaient été posés immédiatement après le départ du colonisateur belge (1960-1964). Toutefois, aucun des mandats conquis électoralement – même celui de la Conférence nationale « souveraine » de 1990  – ne peut être mené à son terme en raison d’une agitation politique récurrente. La plus spectaculaire est la « révolution-agression » de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), soutenue par des pays voisins, et qui porte Laurent-Désiré Kabila – dit « M’zee » – au pouvoir. Le maréchal Mobutu est alors contraint de quitter le pays, la guerre étant devenue un moyen de conquête de l’Etat face à un cadre institutionnel dont la légitimité n’est pas reconnue par l’ensemble des acteurs congolais.

En mars 1997, pendant sa marche vers Kinshasa, Kabila avait suscité l’espoir d’un retour à de véritables élections. Cependant, il adopte des pratiques singulières : il organise la désignation d’un gouverneur par un vote à main levée, au stade Lumumba, à Kisangani. Cette « expérience » demeure limitée et, dans les autres provinces, les responsables seront tout simplement nommés.

Au cours de sa prestation de serment, en 1998, Kabila promet à nouveau des élections « dans deux ans ». Après quelques années à la tête du pays, bien au contraire, il s’arroge tous les pouvoirs. Il est à la fois président, premier ministre et ministre de la défense. Le pays fonctionne sans parlement et sans Constitution. Kabila reprend le culte de la personnalité et la pratique des chants révolutionnaires chers à Mobutu. Son comportement provoque une frustration et des tensions. La démocratie congolaise succombe, à nouveau. Pour les politologues Juan Linz et Alfred Stepan, cet état de fait résume la fragilité politique de la RDC : « Contrairement aux croyances et aux souhaits des démocrates, un régime démocratique ne doit jamais être conduit au point où sa survie dépend de la disponibilité de ses supporters à se battre dans les rues pour le défendre. Peu de citoyens, même en cas de crise, sont disposés en réalité à soutenir ceux qui veulent renverser les institutions ; mais dans une société moderne, ils se sentent incapables de faire quoi que ce soit dans une telle situation . » Le chef de l’Etat sera lui-même balayé – et assassiné – par une « révolution de palais » qui, en 2001, impose à la tête du pays un néophyte politique, son « fils » Joseph Kabila, âgé d’environ 30 ans .

Entre 1998 et 2005, la RDC sombre dans un double désespoir : d’une part, le régime qui a suivi la dictature s’est montré incapable de restaurer une véritable vie politique ; d’autre part, le pays est en proie aux pilleurs des ressources naturelles et à l’agression étrangère soutenue par des forces intérieures . En outre, le bilan des pratiques instaurées après l’avènement du pluralisme politique, à partir de 1990, confirme le faible enracinement de la démocratie.

Entre élections et révolutions

En effet, cette période n’a pas échappé à la dynamique qui voit les élections s’inscrire non dans un processus normal mais dans des situations d’exception. Ainsi les délégués à la Conférence nationale de 1990 ont-ils été cooptés. En se déclarant souveraine, la conférence s’arroge un attribut du peuple dont elle n’est pas l’émanation. A nouveau, on se trouve dans une démarche élitiste qui remet en cause la légitimité des décisions adoptées. Peut-on de manière antidémocratique instaurer la démocratie ? Organiser ainsi une mutation politique pose en effet une question cruciale : comment institutionnaliser le jeu politique par la procédure électorale si celle-ci ne respecte pas la loi fondamentale ? Cette situation ouvre la possibilité de retour en arrière par les mêmes moyens.

L’expérience congolaise confirme que les régimes politiques africains sont tributaires des conditions de leur avènement et qu’ils les reflètent. En RDC, le passage d’un régime à l’autre s’effectue presque systématiquement par une rupture plus ou moins brutale. « Le mode de transition politique influe sur la manière dont le processus démocratique évolue par la suite», estime David Beetham, spécialiste britannique des droits de l’homme. « Les acteurs apprennent des processus politiques et tendent ultérieurement à dupliquer les expériences ainsi apprises », analysent James G. March et Johan P. Olsen. Avant d’ajouter : « Les institutions et les pratiques ont une existence autonome et tendent à œuvrer à leur propre reproduction. » Ainsi, la conférence nationale souveraine a été suivie de trois changements par rupture autoritaire ou violente : le limogeage du premier ministre élu en août 1992, la guérilla de 1997 soutenue par l’intervention militaire des puissances étrangères, et la captation personnelle du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila.

L’attitude de la classe politique congolaise est révélatrice. Pour elle, l’élection n’est qu’une des modalités de règlement des conflits. Elle admet a posteriori avoir sa part de responsabilité dans la rupture du processus démocratique. Elle reconnaît également son erreur : ne pas avoir présent à l’esprit que la « révolution » ne saurait être une méthode normale de résolution des crises politiques. Mais, en pratique, les mêmes comportements se retrouvent de crise en crise.

Quelle refondation de l’Etat  envisager ?

De leur côté, les intellectuels et les chercheurs semblent atteints du même travers : ils valident trop aisément les interruptions du processus démocratique. Le juriste Patrick Quentin s’étonne des « figures simplifiées » aboutissant à « une conclusion aussi extravagante que le coup d’Etat peut sauver la démocratie. Tout cela n’est ni clair ni engageant quand on pense que le but de la manœuvre est de rédiger une Constitution ». Il conclut à une « restauration autoritaire » permanente. Sur la dernière période, la reproduction des événements est facilitée par le fait que les acteurs sont à peu près les mêmes depuis 1990.

Les élections générales de 2006 constituent assurément une amélioration par rapport aux précédents scrutins. Cependant, on note la permanence de certaines entorses à la démocratie. La commission électorale indépendante, dont le rôle est de légitimer, aux yeux de tous, la consultation électorale, a paru être sous l’influence des partis politiques et des Eglises. Elle a validé le scrutin malgré les gros problèmes matériels rencontrés dans certaines régions.

En outre, la scène politique congolaise est bipolarisée entre la logique du « vainqueur prend tout » reprochée au pouvoir et celle des entraves systématiques reprochées à l’opposition, accusée, comme le sont les partisans du candidat malheureux Jean-Pierre Bemba, de vouloir renverser les institutions.

Ne faudrait-il pas envisager sérieusement la refondation de l’Etat congolais ? Se poserait alors la question de la capacité (politique, économique), pour ce « nouvel Etat », de prendre en charge correctement les aspirations des populations.
 


LE SCANDALE DE L'ABANDON DES REFUGIES AU CONGO KINSHASA ET LE DETOURNEMENT DE L'AIDE INTERNATIONALE
Par LA FONDATION BILL CLINTON POUR LA PAIX

LA FONDATION BILL CLINTON POUR LA PAIX

(Droits de l’Homme, Démocratie et Paix)

DECLARATION RELATIVE A LA GESTION DES REFUGIES

EN R D CONGO A L’OCCASION DE CE 20 JUIN 2007

Comme cela est de coutume le 20 juin de chaque année, le monde entier par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés ( UNHCR), commémore la journée internationale du réfugié. C’est le moment que nous choisissons à la Fondation Bill Clinton pour la paix ( FBCP) pour interpeller le Gouvernement de la RD Congo et mêmes les pays donateurs du UNHCR, sur l’inquiétante situation des réfugiés dans ce pays cité. Des faits qui dans certaines circonstances, peuvent être qualifiés de crime contre les réfugiés.

Nous nous étonnons à la FBCP que le UNHCR qui est dans l’impossibilité d’assister socialement les réfugiés qui sont sous son mandat, dit-on, pour cause de restriction budgétaire, puisse par contre subventionner annuellement d’autres structures qui ne fonctionnent pas. A ce sujet, nous apprenons des sources sures, qu’après leur avoir octroyé une importante logistique dont il assure même les charges d’entretien, le UNHCR distribuerait la bagatelle de près de cent (100) Mille Dollars US chaque année à la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR).

Le scandale est bien évident, d’autant plus que cette structure gouvernementale appelée la CNR , chargée de gérer les réfugiés au quotidien, créée par la loi n* 021/ 2002 du 16 octobre 2002, comme tout le monde le sait, n’est pas effective. Au lieu de deux réunions par mois comme le stipule ses textes constitutifs, depuis bientôt cinq ans de son existence, elle n’a tenu que quelques quatre réunions, celles relatives au retrait du statut d’un réfugié angolais proche de l’UNITA. Il y a lieu donc de se demander pourquoi cet organe de décision dans l’accueil et l’octroi de l’asile en faveur des réfugiés, est – elle plongée dans cette léthargie ?

Or, cela porte préjudice aux réfugiés, ce qui est encore curieux, ni le UNHCR qui devait poser des questions à la RD Congo , ni les membres du Gouvernement qui composent la CNR , personne ne s’en préoccupe. En conséquence, dans l’incompétence la plus absolue, c’est son secrétariat qui manœuvre tout. Pire, les salariés dudit secrétariat de la CNR descendent très bas, jusqu’à faire immixtion par des manières, dans la désignation de leurs favoris aux postes du comité des réfugiés de Kinshasa, foulant aux pieds comme on dit, les statuts et règlement d’ordre intérieur de la communauté des réfugiés, votés en assemblée générale, qui pourtant prescrivent de l’obligation du vote par tous les réfugiés pour être membre du Comité des réfugiés (COMIREF). C’est la raison de la frustration constatée au sein de ces déracinés dans ce lieu de refuge, une dictature du reste inacceptable.  

Aujourd’hui, face aux slogans trompeurs destinés à arracher les financements, la FBCP informe l’opinion internationale que les réfugiés vivent un grave calvaire en RD Congo. De plus, du fait de l’absence de l’asile le marché de l’emploi ne leur est pas autorisé. Encore, de nombreux problèmes de sécurité obligent d’autres réfugiés de ne rien entreprendre même en informel. A l’intérieur du pays la situation est pire,dans les camps qui jadis étaient supervisés par le UNHCR, se trouvant actuellement dans un total délaissement, l’on compte mensuellement dans ces lieux « la mort d’homme » à cause de la famine. Pour survivre, à Kinshasa comme dans les camps précités, les femmes se livrent à la prostitution et les hommes adhèrent parfois à la débauche. Les exemples des camps des Cabindais dans le bas fleuve et celui des congolais à Kimaza sont révélateurs de beaucoup d’anomalies.

Face à ce triste tableau, la FBCP demeure toujours surprise que le UNHCR ne puisse pas encourager la réinstallation des réfugiés dans des pays tiers, quand ceux-ci ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine. Plus grave, même dans leurs démarches individuelles pour rechercher une solution durable à leur problème, le UNHCR bloque les Titre de Voyage de la Convention (TVC) et les notes verbales, deux documents indispensables pour le mouvement d’un réfugié, délivrés par le Gouvernement dans d’autres pays du monde, mais qui en RD Congo, sont sous la tutelle du UNHCR. Cette mauvaise façon d’agir, contraire à l’article N* 14 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, ne vise autrement qu’à prendre les réfugiés en otage pour justifier les multiples rapports de prestation et de garantir certainement le salaire, la vie du réfugié ne compte pas.    

Dans l’espoir d’apporter secours aux réfugiés et pour leur permettre de reconstruire leur vie ce qui est un « Droit » la FBCP demande :

-Au Gouvernement de la RD Congo de reprendre conscience sur la question des réfugiés, par une réunion des Ministres qui composent la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) pour discuter des reformes qui s’imposent à ladite structure gouvernementale, comme l’avait déjà suggéré en son temps Madame Marie Madeleine KALALA Ministre des Droits Humains à la période de transition.

-Au UNHCR : D’assister socialement les réfugiés dans le logement, la subsistance et la santé en attendant de trouver pour eux, très activement, les solutions durables que sont le rapatriement librement consenti et la réinstallation vers des pays tiers parce que la RD Congo ne pouvant pas les intégrer ; D’assister administrativement ces déracinés dans leurs démarches individuelles par les facilités de délivrance des TVC et notes verbales, nécessaires pour les voyages.

Enfin, la FBCP , en appelle au respect effectif des conventions et autres textes relatifs à la protection des réfugiés, auxquels la RD Congo a adhéré et de saisir les ouvertures de la solidarité internationale pour la résolution de nombreuses difficultés liées à la problématique des réfugiés.

 Fait à Kinshasa, le 20 juin 2007

  Pour la F B C P

 

 Contact : Emmanuel A. COLE

Fbcp97@yahoo.fr    Le Président du C E I 

Tel :(00243) +99 99 572 83 

Tel.(00243) + 998958381

CongoOne , Mise en ligne le 23-06-07

LES LECONS DE KAHEMBA

(Congo Tribune 21/06/2007)  
 

Les forces armées et les forces de police angolaises envahissent 13 villages congolais et y plantent le drapeau de leur pays. En réponse aux protestations des villageois et de leurs chefs coutumiers, les autorités angolaises répondent que ces villages font partie du territoire angolais. Ce n’est pas parce que les congolais y habitent depuis longtemps que ces villages sont devenus congolais. Les villageois protestent de plus belle! Certains brandissent leurs cartes d’électeurs qui attestent qu’ils sont congolais et non angolais, et qu’ils ont voté lors des dernières élections en République Démocratique du Congo. Certains brandissent même les vieilles cartes du temps de Congo Belge. Rien n’y fait. La police angolaise passe à l’action et chasse les pauvres villageois de leurs terres.

L’affaire fait grand bruit dans la province et à l’étranger, notamment au sein de la diaspora congolaise. Des marches de protestations sont organisées dans certaines capitales d’Europe. C’est alors que, comme à contre-coeur, le gouvernement de la République Démocratique du Congo décide de s’enquérir de la situation. L’approche du gouvernement est tellement molle qu’on dirait que pour lui, l’invasion de Kahemba, fut-il par un pays considéré comme ami, relève de fait divers et non d’atteinte à l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo.


Quand le gouvernement se décide enfin de se prononcer publiquement sur la situation de Kahemba par la bouche de deux de ses ministres directement concernés par la situation, à savoir le ministre de l’intérieur et le ministre des affaires étrangères, les congolais n’en croient pas leurs oreilles! Avant même de se rendre sur les lieux et constater lui-même la situation, le ministre de l’intérieur déclare que l’armée et la police angolaise n’ont pas franchi la frontière et que le drapeau angolais ne flotte sur aucun village congolais! Le ministre des affaires étrangères déclare de son coté que l’armée et la police angolaise ont bel et bien traversé la frontière. Plusieurs sources, notamment les ressortissants de Kahemba, les élus de Kahemba, et les chefs coutumiers confirment la présence angolaise. Le parlement décide de mettre sur pied une commission d’enquête pour s’enquérir de la situation et fixer l’opinion une fois pour toutes.


Que s’est-il passé? Comment est- ce possible que deux ministres d’un gouvernement puissent émettre des avis différents sur une situation aussi grave? Ce gouvernement gouverne-t-il ou fait-il semblant de gouverner? Fait plus grave et qui relève de la haute trahison, le gouvernement de la République Démocratique du Congo donne raison à l’occupant en dépit des protestations des habitants de Kahemba et de leurs chefs coutumiers !

On apprend toutes les tracasseries que la commission parlementaire chargée de s’enquérir de la situation a eu à subir : l’avion qui emmène les membres de la commission a connu des problèmes mécaniques, l’avion n’avait pas suffisamment de carburant pour aller jusque dans le territoire contesté. Comble d’humiliation, les membres de la commission devraient obtenir l’autorisation ou un sauf-conduit des autorités angolaises avant de se rendre en territoire contesté ! A la dernière minute, comme s’il venait de se réveiller, le Président de la République décide de mettre son avion personnel à la disposition des membres de la commission pour qu’ils fassent leur travail! Pourquoi leur avait-on d’abord fait voyager à bord d’un avion qui avait des problèmes mécaniques ? Quelqu’un quelque part souhaitait-il que l’avion s’écrase pour que l’enquête n’ait pas lieu ? Pourquoi obliger les membres de la commission à obtenir un sauf-conduit des autorités angolaises tout en sachant que le faire c’est déjà reconnaître la souveraineté de l ‘Angola sur ce territoire et par conséquent vider l’enquête de sa substance ? Qui a tendu ce piége à la commission ? Qui avait intérêt à piéger la commission ? Pour faire boire aux congolais le calice de l’humiliation jusqu'à la lie, les autorités angolaises ont même proposé de mettre leurs hélicoptères à la disposition des membres de la commission pour leur faciliter leur mission !


Malgré les embûches de toutes sortes, la commission a quand même fait son devoir ! Elle dépose son rapport au Bureau du Parlement ! Ce rapport confirme ce qui se dit : depuis janvier 2007, l’Angola occupe une partie du territoire de Kahemba en violation fragrante du principe d’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, principe consacré dans les textes de tous les pays membres de l’Union Africaine. Avant même que ce rapport ne soit présenté et débattu en plénière au parlement, le gouvernement de la République du Congo déclare clos le dossier Kahemba comme pour forcer ainsi le parlement de la république et le peuple congolais tout entier à faire de même et accepter le fait accompli de l’occupation angolaise ! C’est la première fois dans l’histoire des nations que le gouvernement d’un pays occupé donne raison à l’Occupant et cède sans coup férir une partie du territoire national !


Entre temps, le ministre des Affaires Etrangères, de passage en Belgique, le pays du parrain attitré de Joseph Kabila, se dédit et déclare comme son collègue de l’Intérieur que l’Angola n’occupe aucun village congolais ! Alors si l’Angola n’occupe aucun morceau du territoire congolais, tous ces chefs coutumiers, tous ces ressortissants de Kahemba qui viennent à Kinshasa implorer leur gouvernement de faire quelque chose sont-ils tous frappés d’hallucination ? Que s’est-il passé ? Ce ministre a-t-il subi des pressions pour s’aligner sur l’avis de son collègue de l’Intérieur ? A-t-il eu peur de perdre son poste s’il s’entêtait à soutenir que l’Angola est passé de l’Allie des Kabila à l’Occupant d’une partie du territoire de la république ? A-t-il été ‘briefe’ pour présenter une position qui n’est pas la sienne aux tuteurs de Kabila et de Gizenga? En fait, quelle est la position du Premier Ministre et du Président de la République sur l’affaire Kahemba? Pourquoi s’évertuent-ils à semer la confusion dans les esprits alors que leurs compatriotes, qui ont pourtant voté pour eux, errent dans la brousse comme des apatrides ?


Le dossier Kahemba n’est pas clos parce que le gouvernement veut qu’il en soit ainsi ! Les membres de la Commission Lumbala sont décidés à présenter leurs conclusions en plénière, que le gouvernement le veuille ou non. Puisque la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale a été convoquée sans que l’Affaire Kahemba soit à l’ordre du jour, il n’est pas sur que les députés auront le courage de forcer le bureau de l’Assemblée Nationale à exiger un débat en plénière sur l’Affaire Kahemba. Qu’ils arrivent à présenter leur rapport en plénière ou pas, il y a lieu de tirer quelques leçons de l’Affaire de Kahemba :

1. Le gouvernement de la république ne gouverne pas ! Il a les mains entièrement liées. Il ne peut prendre aucune décision susceptible de faire ombrage aux parrains du Président. Quand un gouvernement établit un budget en comptant à raison de 50% sur des ressources extérieures, ce gouvernement n’a aucune marge de manœuvre! Il ne peut pas faire quoi que ce soit sans l’avis de l’autre partie. On n’imagine pas un pays indépendant et souverain jaloux de son indépendance et de sa souveraineté aussi dépendant de l’extérieur. La perte de l’indépendance et de la souveraineté se passe donc de démonstration.


2. L’Angola a provoqué un conflit qui ne peut trouver une solution durable que par la voie des armes. Or l’Angola sait que la République Démocratique du Congo n’est pas en mesure de faire la guerre à qui que ce soit! C’est un secret de polichinelle que la République Démocratique du Congo n’a pas d’armée ! En tout cas, elle n’a pas d’armée au sens ou l’on entend ce terme partout ailleurs au monde, c’est-à-dire une force de défense capable de défendre la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire! Pire même que le manque d’armée, la République Démocratique du Congo n’a même pas de politique de défense nationale ! Elle n’en d’ailleurs jamais eue!

En investissant Kahemba, l’Angola investit dans les faiblesses de son allie d’hier. Puisqu’il ne peut pas craindre d’être contraint de déguerpir par une force militaire, il va donc s’y installer le plus longtemps possible. Les cafouillages des autorités congolaises ne feront que renforcer sa position.


3. Le manque de politique de défense nationale et le manque d’une armée républicaine fait de la République Démocratique du Congo le pays le plus vulnérable du continent africain! Tout le monde a constate qu’en dépit de l’émoi causé par l’occupation de Kahemba, il n’y a même pas eu mouvement des troupes vers ce territoire occupe! Le seul mouvement de troupes note entre-temps, c’est l’attaque à l’artillerie lourde des résidences de Jean-Pierre Bemba. Au lieu d’utiliser cette force pour déloger des troupes étrangères, le Président de la République a décidé d’utiliser les forces à sa disposition contre les congolais! Comme toujours, l’armée congolaise n’a comme cible principale que les congolais sans défense! Comme toujours, l’armée congolaise n’est qu’un instrument d’oppression entre les mains du despote du moment. Elle n’a jamais été, et elle n’est pas une force de défense du territoire ! Sera-t-elle jamais une force de défense? Seul l’avenir le dira.


4. Le ministre de l’Intérieur du gouvernement Gizenga, ancien General de son Etat, ancien General des FAZ passé au service des Kabilas (mais pas au service de la nation congolaise!) a parfaitement compris que la situation créée par l’Angola exige une réponse militaire. Comme il sait mieux que quiconque dans ce gouvernement à quel point le pays est vulnérable, il a préféré jeter l’éponge avant même qu’il soit question de parler de livrer bataille! Il a sans doute estimé qu’il vaut mieux céder treize villages congolais à l’Angola que se faire chasser du pouvoir à l’issu d’une guerre éclair contre l’Angola! Il a donc préféré privilégier son portefeuille et les dividendes qu’il en tire au détriment de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire. N’y a-t-il pas quelque part une liste des cas qui constituent une haute trahison dans le chef des membres du gouvernement ?


5. Le ministre des Affaires Etrangères avait d’abord réagi en patriote concerné par l’occupation d’une partie de son pays par une puissance étrangère. Rappelé sans doute à l’ordre par son allié principal au sein de l’Exécutif, il a du changer de fusil d’épaule pour ne pas avoir à démontrer ce que tout le monde sait déjà: que le Congo est incapable de se défendre. Lui qui a fait la guerre à Joseph Kabila avant se rallier à ce dernier, il sait parfaitement quelle est la capacité de nuisance de son chef. Il a parfaitement compris que ne pas s’aligner sur la position du gouvernement ne peut logiquement que l’obliger à rendre à le tablier. Or s’il n’est pas ministre des Affaires Etrangères dans ce gouvernement, plus rien ni personne ne peut assurer sa sécurité dans le pays, et encore moins dans la ville de Kinshasa! Pour ne pas être la enieme victime ‘d’hommes en uniformes non autrement identifiés’, il a préféré donner raison à ceux qui ont décidé de sacrifier Kahemba et ses habitants ! Il a sans doute entendu quelqu’un dire : ‘il faut à tout prix éviter la guerre avec l’Angola car la guerre avec l’Angola va nous emporter tous ! Luanda est trop près de Kinshasa !’

Tout le monde a constaté l’effervescence que le voyage du Ministre Belge des Affaires étrangères Karel de Guht en Angola avait suscité dans le microcosme politique congolais. C’est comme si les hommes politiques congolais s’attendaient à ce que la Belgique fasse la guerre à l’Angola pour défendre Kahemba en lieu et place de la République Démocratique du Congo elle-même ! Certains s’étaient même mis à rêver de voir des parachutistes belges sauter sur Kahemba pour contraindre ces messieurs les Angolais à rentrer poliment chez eux !

6. L’affaire Kahemba vient de démontrer ce que beaucoup de politiques congolais de la première génération ont toujours dit à propos d’Antoine Gizenga : il n’est pas un leader! Si Antoine Gizenga était un leader, les lumumbistes d’auraient pas eu besoin d’un Laurent Désiré Kabila pour revenir au pouvoir! Il s’était terre en exil pendant que les Simbas essayaient de rétablir le pouvoir légitime. Si Gizenga était un leader, il aurait trouvé le moyen de faire reconnaître son combat pour la légitimité du pouvoir à M’Zee Laurent Désiré Kabila et de composer avec lui le premier gouvernement de l’apres-Mobutu. Tout le monde, les lumumbistes en premier lieu, avait constaté que M’Zee Laurent Désiré Kabila l’avait superbement ignoré lors de son entrée triomphale à Kinshasa.

Si Antoine Gizenga Fundji était un leader, il allait exiger la démission immédiate des ministres qui avaient émis des avis contradictoires sur un sujet aussi grave que l’intégrité du territoire! Ces deux ministres ont fait la honte du gouvernement, et il lui revient à lui, le Chef du Gouvernement, de les congédier, ne fut-ce que pour incompétence. Antoine Gizenga Fundji s’est comporté comme s’il n’était même pas sur que c’est lui le Chef du Gouvernement. Le peuple congolais attend toujours sa propre position sur cette affaire.


7. Le parlement congolais fait face au plus grand défi cette législature. Va-t-il se comporter comme un parlement de la nation ou comme un conglomérat des vendus ? Les membres de la Commission Lumbala vont-ils aussi se dédire comme l’a fait le ministre des Affaires Etrangères ? Puisque certains parlementaires ont déjà protesté contre la précipitation du gouvernement à clore le dossier Kahemba avant que les élus du peuple ne se soient prononcés, à l’issue de la plénière, le parlement aura-t-il le courage d’exiger la démission du gouvernement Gizenga ? Le parlement aura-t-il le courage de convoquer et d’entendre le président de la République en tant que chef du pouvoir exécutif ?

Les congolais savent parfaitement bien qui compose ce parlement et comment a été constituée la majorité présidentielle. Beaucoup des députés se sont retrouvés dans l’hémicycle de Lingwala grâce à des votes achetés ou extorqués. L’affaire Kahemba leur donne l’occasion de se dédouaner. S’ils se laissent intimider ou acheter par ceux qui veulent brader le territoire de la république pour conserver leurs privilèges, ils auront un jour des comptes à rendre à leurs électeurs. S’ils se conduisent en patriotes, il n’y aura pas que les habitants de Kahemba qui leur seront reconnaissants.


8. Le Président Joseph Kabila doit être très embarrassé, et on peut le comprendre. Ce n’est pas facile de dénoncer auprès de son peuple un pays qui hier encore était un solide allié du pouvoir de Kinshasa. Ce n’était pas facile non plus pour M’Zee de dénoncer le Rwanda et l’Ouganda comme de vrais commanditaires de la guerre de 1998. Mais lorsque qu’une guerre vous est imposée, il faut la faire et pas la fuir ! Il ne faut surtout pas créer de la confusion délibérée en espérant que le peuple n’y verra que du feu.

Depuis le début de l’affaire Kahemba, le Président Joseph Kabila s’est comporté comme si cette affaire se passait en terre étrangère et non dans son pays ! Les deux ministres qui ont émis des avis contradictoires sur cette affaire sont de son obédience. Le Président de la République n’a reproché ni l’un ni l’autre ! Le Premier Ministre ne les a peut-être pas remerciés parce que lui, le Président de la République, allié principal dans la coalition gouvernementale et chef de l’Exécutif, ne les pas reniés !

Avant l’arrivée des hordes des l’AFDL, les entreprises paraétatiques étaient mal en point, mais elles appartenaient bien a l’Etat, même si elles étaient gérées comme biens sans maîtres. Depuis l’arrivée de l’AFDL, on assiste à un bradage systématique des entreprises de l’Etat. On ne compte plus les tentatives de spoliation de la Gecamines et de la Miba. On ne sait même plus si on parlera encore de portefeuille de l’Etat à la fin de cette législature. Dans ces conditions, comment ne pas donner raison à ceux qui disent que le pouvoir de Kinshasa est un pouvoir imposé de l’étranger pour servir des intérêts étrangers ? Monsieur le Président Joseph Kabila ne doit pas oublier que la preuve de sa filiation à M’Zee n’est pas encore établie au-delà de tout doute raisonnable. Si les habitants des villages occupés de Kahemba deviennent Angolais grâce à sa complicité ou à sa complaisance, le monde entier saura pourquoi!


En conclusion, les leçons de Kahemba sont pénibles, mais elles doivent être tirées. La situation créée par l’Angola a un précédent dans la région d’Afrique centrale et même en Europe ! Lorsque Idi Amin, fort de ses Mig 21, envahit le Saillant de la Kagera tanzanien en 1979, Mwalimu Nyerere galvanise son peuple en même temps qu’il fait constater l’occupation au monde entier. Une à une, les puissances qui comptent reconnaissent que l’Ouganda a envahi la Tanzanie. Idi Amin s’en vante même ! On n’avait jamais vu l’armée tanzanienne en action et très peu d’Africains la croyaient capable de tenir devant les assauts des troupes d’Idi Amin. Lorsque Mwalimu s’était assuré qu’il avait fait admettre qu’il avait le droit de son coté et que son peuple était uni comme un seul homme pour combattre et libérer ce morceau du territoire tanzanien occupé, il a lancé l’armée tanzanienne contre les troupes d’Idi Amin et on connaît la suite.

Joseph Kabila et son gouvernement n’ont essayé ni de plaider la cause congolaise devant la cour de l’opinion internationale ni de galvaniser le peuple en vue d’une guerre rendue inévitable par l’arrogance angolaise. Ils se sont contentés de constater qu’en cas de guerre, ils perdront le pouvoir. Le manque de politique de défense nationale et l’absence d’une force de défense crédible ne leur permettent pas d’envisager une guerre. Il faut donc céder des villages congolais à l’Angola pour éviter une guerre qui mettra fin à leur pouvoir. Mais il se trouve que personne n’a le droit de céder une partie du territoire d’un pays, même au nom de la faiblesse militaire!

L’Allemagne a occupé l’Alsace et la Lorraine à deux reprises pour marquer sa supériorité militaire sur la France, mais les français n’ont jamais accepté le fait accompli. Ils ont toujours proclamé que quelle que soit la situation militaire de la France, l’Alsace et la Lorraine font partie de la France éternelle. Et la grande leçon tirée de l’occupation de l’Alsace et de la Lorraine est sans doute la détermination des français de doter leur pays d’une force dissuasive qui ne dépend d’aucune alliance militaire extérieure. Le General de Gaule n’a jamais été l’ennemi de l’Amérique; il avait seulement compris bien avant la plupart de ses compatriotes que l’allié d’aujourd’hui peut être l’ennemi de demain, et que par conséquent il fallait avoir une politique de défense qui n’est pas basée seulement sur le jeu des alliances. Ce n’est pas seulement pour le 18 Juin 1940 qu’il garde une place de choix dans les cœurs des français.

La République Démocratique du Congo aura-t-elle jamais son de Gaule ?

Par Binsonji
Source:Correspondance Particuliere
Date:2007-06-20 20:56:31
© Copyright Congo Tribune


VOICI, PUBLIEES LE MEME JOUR, TROIS REFLEXIONS PROVENANT DE DIVERSES SENSIBILITES - SOCIETE CIVILE- EGLISE CATHOLIQUE/ OPPOSITION POLITIQUE-DEMOCRATIE CHRETIENNE /UN  LUMUMBISTE KABILISTE - ALBERT KISONGA QUI FONT TOUS  ESSENTIELLEMENT LA MEME ANALYSE DE LA GRAVISSIME SITUATION DE CHAOS , MAUVAISE GOUVERNANCE E T INSECURITE EN RDC. LE TITRE ET LE QUESTIONNEMENT EST PRATIQUEMENT LE MEME: 
OU ALLONS NOUS? LE CONGO N' AVANCE PAS,  LA COMPLICITE ET CORRUCTION DES "ELUS" MINENT INEXORABLEMENT LA LEGITIMITE DES INSTITUTIONS PRODUITES PAR LE RECENT ET CONTROVERSE  PROCESSUS ELECTORAL. LES CONCLUSIONS SONT AUSSI LES MEMES: LA RDC NE PEUT PAS CONTINUER A ETRE "GOUVERNEE" COMME UN BIEN SANS MAITRE. LISEZ LES TROIS ANALYSES EN PARALLELE:


CINQ QUESTIONS A DIOMI NDONGALA - POTENTIEL 04/06/2007 Alerte Plus du 05/06/2007                    - version integrale
"Le temps de l’imposture"

..."Le Congo n’avance pas. Indiscutablement, nous vivons  aujourd’hui en RDC le temps de l’imposture. Nous avions voulu la paix, mais nous récoltons  aujourd’hui l’insécurité généralisée. Nous cherchions ardemment à devenir une démocratie et voilà que nous sommes  tombés en plein processus d’instauration d’une « DEMOCRATURE ». Ce sont ces contradictions qui génèrent les conflits tous azimuts au sein et entre les institutions de la troisième
 République ".... INTERVIEW A LA UNE



LES CONSEQUENCES DESASTREUSES DES BUDGETS DE SANTE DE MISERE EN RDC / LA DELIQUESCENCE DU SYSTEME DE SANTE CONTINUE...

Hôpital de Bolenge - Equateur A peine sorti du ventre de sa mère, sur le métal froid et rouillé, ce nouveau-né congolais doit très vite affronter les terribles réalités de son pays.


LES IMAGES DE L'HORREUR DU MASSACRE DE LA LOCALITE DE KANYOLA - SUD KIVU 26-27/05/2007 (cliquez sur l'image pour entrer)
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30.05.07 Paradoxe au Nord-Kivu :
des responsables des services spéciaux résident au Rwanda (RO)

Un paradoxe sévit à Goma dans la province du Nord-Kivu. Il s’agit du cas de certains responsables de services spéciaux du ministère de l’Intérieur qui résident à Gisenyi, au Rwanda. Une situation que le comité provincial de cette partie de la RDC a condamné, au cours de sa réunion hebdomadaire du 25 mai 2007.

 

A l’issue de sa réunion hebdomadaire tenue, le vendredi 25 mai à Goma, le comité provincial de sécurité a formulé des reproches à l’endroit de certains responsables de services de renseignements congolais qui résident au Rwanda. C’est le cas, par exemple, des responsables de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et ceux de la Direction générale de migration (DGM), rapporte radiookapi.net.

Selon le média onusien, ces responsables congolais travaillent à Goma, dans la province du Nord-Kivu et rentrent le soir à Gisenyi (Rwanda) pour y passer nuit.

D’après les membres du comité provincial de sécurité de cette entité provinciale, « certains services sont trop stratégiques pour que leurs responsables puissent résider en dehors des frontières de la République démocratique du Congo», renseigne la même source.

« Il y a des services sensibles comme le service de sécurité, les services de l’ordre, le service de renseignements, le service de la garde des frontières…Ce sont des services qui sont rattachés à des attributs de l’Etat ». Les fonctionnaires travaillant au sein de ces services devraient résider à l’intérieur des frontières nationales », a fait remarquer le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutaichirwa.

Interrogé au sujet de cette situation, le responsable de l’ANR, cité par radiookapi.net, a reconnu que 14 agents de son service et 19 de la DGM ont leurs résidences au Rwanda. D’après lui, il leur a déjà demandé de prendre des dispositions qui s’imposent, afin de revenir s’installer sur le territoire congolais dans le plus bref délai.

A ce propos, la radio onusienne indique que la mesure concerne également, les fonctionnaires congolais d’autres services se trouvant dans la même situation. Mais, aucune précision n’est donnée quant au délai d’exécution.

L’on se souviendra que dès sa prise de fonction, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku avait exprimé en mars dernier, sa désapprobation de voir des agents de l’Etat congolais travaillant sur le territoire national résider en dehors des frontières du pays. En dépit de cette observation faite par l’autorité provinciale, la situation est restée intacte sur le terrain. Ce qui poussent certains analystes à dire qu’il s’avère indispensable de trouver une solution urgente à ce problème.



    29/05/07 MESSAGE DE L' ARCHEVEQUE DE BUKAVU
(cliquez sur la page pour l'agrandir et la lire)

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Le gouvernement Gizenga et son budget de la misère

Par  JP MBELU-29/05/07

Pourquoi Gizenga propose-t-il aux Congolais un budget de la misère ?

 Est-ce parce que les oligarques au pouvoir pourront disposer d’un budget parallèle ?

 

Il est aussi possible que cet état de choses soit lié au fait que ce budget est la mise en pratique d’une ligne de conduite économique tracée par la Banque dite mondiale et le Fonds monétaire international. Il serait conçu dans l’intention de répondre aux attentes des «bailleurs de fonds ». Donc, c’est un budget qui répondrait aux exigences – extérieures - autres que celles des Congolais (es).

<>Quand, en Amérique Latine, la chasse à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, -institutions de plus en plus décriées pour leur manque de crédibilité et leur implication dans l’expansion du « turbo-capitalisme »-, commence à porter du fruit avec la création imminente de la Banque du Sud, Gizenga remet le Congo dans leurs filets. Et cela sans qu’un audit sérieux soit organisé sur la dette extérieure du Congo. Pourquoi cela? La dette que ces IFI vont « consolider » au Congo est « une arme de destruction massive » de nos solidarités présentes et à venir ; une arme d’atomisation de notre vie sociale et de domination du pouvoir ensorceleur de ce « turbo-capitalisme ». La dette extérieure est la nouvelle arme de domination des pays du Nord sur ceux du Sud. Cette domination subreptice se fait avec la complicité des oligarques prédateurs du Sud.


Aux masses, ces derniers disent : « Bokoyeba te ! (Vous ne saurez rien !) » Quel député osera poser cette question à Gizenga : « Pourquoi votre gouvernement s’entête-t-il à s’endetter auprès de ces organismes qui, depuis plus de 60 ans, n’ont pas contribué à notre développement? »

 

RAPPEL HISTORIQUE

La mise en œuvre des programmes d’ajustement structurels conseillés au Congo (vers les années 80) par le FMI appuyé par la Banque mondiale a eu des conséquences sociales des plus tragiques. Les fonctionnaires de l’Etat ont eu un salaire de misère. Les emplois étaient devenus rares. L’économie informelle a explosé et n’a pas aidé la majorité de familles congolaises à veiller à l’éducation et à la formation des enfants, à leurs soins de santé, à la promotion des moyens suffisants d’autonomie familiale. Divorces, infidélités, enfants de la rue, églises de réveil (ou « de sommeil » c’est selon), baisse de niveau d’étude, etc. ont été les fruits d’une politique économique conçue dans les bureaux climatisés de Washington, Bruxelles et Paris et exécutée par les caciques du mobutisme dont l’actuel président du Sénat.

A la même époque, les généraux de l’armée et leurs amis pakistanais, indiens, libanais, juifs, etc. ainsi que les rares dinosaures du cœur de l’Afrique ont fait bombance.

L’application des politiques d’ajustement structurels a liquidé ce qui subsistait des valeurs familiales et de solidarité de grands groupes. Le repli sur la famille assez restreinte et le développement du parasitisme entretenu par « les mopawo », « les présidents » et &la