Problèmes et pistes de solutions
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The Democratic Republic of Congo (DRC) could lose recent gains in its democratisation process unless President Joseph Kabila starts to promote dialogue and accountability, and strengthens cooperation with the wider international community, the International Crisis Group (ICG) has warned.
The report, Congo: Consolidating the Peace, issued by the ICG on 5 July, warns that while the transition period, which ended with elections six months ago, helped to unify the country and improved security in some areas, governing institutions had remained weak, abusive or non-existent.
The national army, it added, was still the worst human rights abuser while another crisis is looming in the east.
"Despite Kabila's strong mandate, the last months have seen the rapid paralysis of the state machinery, increased authoritarian tendencies and no decisive progress in the restoration of peace in the Kivus," said David Mugnier, ICG's Central Africa project director.
"Kabila and Prime Minister Antoine Gizenga need to acknowledge the shortcomings of the last months," the report stated.
"A return to full-scale war is unlikely but violence in Bas-Congo and Kinshasa in early 2007 with over 400 people killed and renewed threats of war in the Kivus show the country's fragility," it added.
Role for opposition
The ICG called for conditions that would allow for the return of opposition leader, Jean-Pierre Bemba, and greater freedoms for parliament, the courts and media.
"Despite late but commendable efforts to grant it more space in parliament, the opposition's capacity to play that role remains severely undermined by the recurrent use of force against its supporters and the exile of Jean-Pierre Bemba, the main challenger to President Kabila during the recent election," the ICG said. "The opposition's virtual exclusion from governorships despite winning five provincial assembly elections is another sign of shrinking political pluralism."
On the volatile situation in North and South Kivu, the ICG called for urgent diplomacy and dialogue. "Much remains to be done to turn the army and police into competent, confidence-inspiring forces that can provide stability and tackle lawlessness, especially in the militia-dominated east," it noted.
Much remains to be done to turn the army and police into competent, confidence-inspiring forces that can provide security and tackle lawlessness
It said the security situation in areas such as Ituri was better, but there had been little progress in disarming militia groups in the Kivus.
Kabila was elected president in 2006 after 40 years of authoritarian rule by Mobutu Sese Seko. Before being elected, he headed an interim administration that replaced his father, Laurent Desiré Kabila, who was assassinated in 2001 after toppling Mobutu.
At his inauguration, the 35-year-old Kabila promised to provide leadership and good governance during his five-year stewardship.
"The way forward lies in strengthening democratic governance," the ICG said. "Reform requires genuine political will to tackle impunity by vetting police and army officers and making courts independent."
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30
juin : la fête du délire !
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Par Raymond Luaula
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Attendu à Goma où il avait promis d’installer son quartier général et d’y résider, Joseph Kabila Kabange prend de plus en plus de distance avec le chef-lieu du Nord Kivu, une ville qui aurait dû, ne fut-ce que pour la symbolique mieux en signe de reconnaissance des suffrages à la soviétique accordés au champion de l’AMP lors de la présidentielle, accueillir les autorités centrales pour commémorer le 47e anniversaire de l’indépendance du Congo. Le successeur désigné à Désiré Kabila ka Makolo a choisi plutôt de fêter ( ?) à Kisangani, chef-lieu de la Province-Orientale pendant que son premier ministre devra communier (sans hosties) avec les Kinois. Comme on pouvait ne pas s’y attendre, la république sera quadrillée par les apparatchiks du régime. Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, représentera l’Etat-AMP à Mbuji-Mayi, une ville à l’agonie que la mort programmée de la Miba risque d’achever. Kengo wa Dondo, président du Sénat sera à Bandundu. Lubumbashi accueillera Nzanga Mobutu, le numéro deux du gouvernement. Les provinces restantes seront « honorées » par la présence des autres ministres d’Etat. Les ministres, vice ministres et les membres d’autres institutions accompagneront les têtes d’affiches ainsi désignées dans les capitales provinciales. Vive donc l’indépendance ? Au moment le pays s’embourbe dans une insécurité avec à la clé des assassinats au quotidien dont les auteurs sont malheureusement les hommes sous le drapeau chargés d’assurer la sécurité des citoyens et des biens, on peut légitimement se demander si les ex-Zaïrois ont le cœur à la fête, eux qui réalisent qu’aujourd’hui comme hier le pilotage à vue demeure la règle d’or dans la gestion de la cité ? Pendant que les travaux d’hercule promis par Kabila se font toujours désirer tout comme ceux à impact visible pour la population conseillés par les marabouts du développement du Nord, c’est scandaleusement délirant que des substantiels moyens financiers soient utilisés pour financer les voyages et les orgies des autorités centrales en provinces alors que ces fonds jetés par la fenêtre auraient pu permettre à Gizenga de payer les fonctionnaires qu’il soumet à la disette. Etonnant que dans ces conditions, certains illuminés se félicitent de la consolidation supposée du Franc congolais par rapport aux principales devises étrangères alors qu’elle est immorale et politiquement incorrecte car découlant de la rétention des salaires. |
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CongoOne , Mise
en ligne le 28-06-07
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Fête
du 30 juin à Bruxelles : Marie-Thérèse N’Landu
dénonce le nazisme instauré au Congo
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Par Pierre Kalambayi Misasa
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La célébration eucharistique organisée le samedi 30 juin dernier à l’Eglise Saint Pierre à Jette (Bruxelles) à l’occasion du 47e anniversaire de l’indépendance du Congo-Kinshasa a été un grand moment de vérité débarrassé de langue de bois, tant à travers l’homélie que le poignant témoignage de Me Marie-Thérèse N’Landu. Il est 19 heures quand débute la célébration eucharistique présidée par l’abbé Gilbert Yamba entouré de deux autres prêtres dont le dernier missionnaire blanc transféré en Belgique pour y être jugé à la demande de sa congrégation au lieu de subir l’arbitraire de la justice rwandaise. Sans aller par le dos de la cuillère, l’abbé Yamba a brossé d’entrée de jeu un tableau sombre de la RDC en stigmatisant la misère dans laquelle patauge le Congolais, misère due notamment à la gestion hasardeuse de l’Etat, à la manipulation étrangère avec la complicité de quelques Congolais. Dans une sorte de réquisitoire, l’abbé Yamba n’a pas passé sous silence le pillage systématique des richesses du sol et du sous sol congolais mis d’ailleurs en exergue par différents rapports des panels des experts des Nations Unies. L’officiant a néanmoins exhorté les Congolais à préserver en tout état de cause l’unité nationale en bannissant le tribalisme et les a par ailleurs invité au courage et à l’espérance afin d’entreprendre et ou de continuer la lutte déjà engagée par d’autres à travers plusieurs actions de pression sur le gouvernement de Kinshasa. Aussi, face aux tueries à large échelle qui se passent dans notre pays et auxquelles les Congolais assistent impuissant sous l’œil complaisant des puissances du monde, l’officiant à invité ses compatriotes à prendre en mains leur sort et le destin de leur pays. Le Congo ne nous appartient plus !Après cette émouvante homélie, et avant la bénédiction finale, la parole a été accordée à Me Marie-Thérèse N’Landu, ancienne candidate à la dernière présidentielle congolaise et avocate de Jean-Pierre Bemba Gombo, sortie des geôles du régime de Joseph Kabila après plusieurs mois. C’est par un chant d’action de grâce en Lingala : « soki nabimi na boloko, nakobanga Nzambe, alléluia » que Me Marie-Thérèse N’Landu a commencé son intervention avant de passer en revue l’homélie du jour qui, selon elle, résumait mieux l’essentiel de la situation sociale, politique, économique et sécuritaire de notre pays. Marie-Thérèse N’Landu a d’emblée remercié feu le cardinal Frédéric Etsou, d’heureuse mémoire, qui 8 jours après son arrestation le 30 novembre 2006 avait élevé la voix pour clamer son innocence et exiger sa libération pendant qu’il se trouvait en séjour médical en Belgique. Balayant d’un revers de la main les accusations de corruption portées contre sa personne notamment par Digital Congo, Me N’Landu a affirmé que dès qu’elle aura recouvré sa santé, elle portera plainte contre ce groupe de presse(NDLR appartenant à Kabila) en exigeant des dommages et intérêts de l’ordre de 34 millions de dollars américains. La même somme sera également réclamée à la présidence de la République après une autre plainte pour diffamations et actions calomnieuses. Une troisième plainte sera déposée contre l’Etat congolais pour arrestation arbitraire sous prétexte d’atteinte à sa sûreté par la détention de 3 grenades et d’autres armes. Selon la chronologie des faits présentée par Me N’Landu, elle était tombée dans un traquenard lui tendu par les services de Kabila avec la complicité d’un membre de sa propre équipe pendant qu’elle cherchait des pièces pour soutenir la requête introduite à la Cour Suprême de Justice en faveur de Jean-Pierre Bemba. En fait, on lui avait fait croire que M. Bemba avait besoin d’elle, ce qui était loin de la vérité parce que l’ancien vice-président de la république n’était pas au lieu du rendez-vous imaginaire. C’était à la veille des incidents malheureux survenus le 21 novembre à la Cour Suprême, jour où juges, avocats et autres citoyens venus assister à l’audience avaient été surpris de voir surgir des policiers qui se débarrassaient de leurs uniformes alors que dehors il y avait un dispositif imposant de la MONUC et de la police nationale. Ce qui prouve, selon elle que c’était un coup orchestré par le pouvoir. Fait frappant, trois fois durant son intervention, Marie-Thérèse N’Landu a souligné que le Congo ne nous appartient plus, car le nazisme est établi comme régime politique dans notre pays. L’assistance a été émue quand elle a révélé qu’un major promu colonel pour s’être distingué dans les tortures de ses concitoyens s’était occupé avec un zèle rare d’un de ses gardes du corps dont les organes génitaux ont été suppliciés. Plus grave encore, signale Me N’Landu, dans la nuit du 22 au 23 mars dernier, 50 personnes incarcérées au pavillon 9 du centre pénitencier et de rééducation de Kinshasa (ex-prison centrale de Makala) arrêtées au hasard lors des affrontements entre la garde rapprochée de Bemba et l’armée de Kabila ont été sorties et demeurent disparues. Il y a plus, dans la nuit du 24 mars, un colonel du nom de Bofote a exécuté 38 personnes au camp Tshatshi. A l’en croire, les victimes ont été égorgées et mises dans des sacs et jetées dans le majestueux fleuve Congo. Pathétique ! Maximum des pressions sur KabilaQuand bien même elle a déclaré que les tueries sont planifiées contre les ressortissants des provinces de l’Equateur, du Bas-Congo, des deux Kasaï et de Kinshasa, Marie-Thérèse N’Landu a néanmoins inviter ses concitoyens à exercer un maximum des pressions sur Joseph Kabila pour qu’il démissionne avant son actuel mandat de 5 ans. Dans une telle atmosphère lourde, le cœur n’était nullement à la fête même si au Congo, Kabila et les apparatchiks de son régime se sont employés à sauver les apparences avec des défilés militaires alors que la population passait le 47e anniversaire de l’indépendance dans la méditation. Invités par CongoOne à livrer leurs impressions à la suite du témoignage poignant de Me N’Landu, quelques compatriotes présents sur le lieu se sont dits bouleversés par la politique de terreur instaurée par le régime de Joseph Kabila pourtant porté à bout des bras par la communauté internationale. Sans verser dans la langue de bois, Rosalie Ngalula Muitabayi qui a connu les affres des geôles du pouvoir kabiliste ne s’est pas offusquée d’ajouter qu’outre les cachots connus de l’opinion, Kinshasa regorge aussi des cachots privés où les services dits des renseignements se livrent aux tortures du genre de celles dénoncées avec force détails par Me N’Landu qui selon elle a retrouvé la liberté entre autre à cause de sa notoriété et des pressions exercées sur Joseph Kabila notamment par la Belgique et la commission européenne par le biais de Louis Michel, commissaire à l’aide humanitaire qui s’était personnellement impliquée. |
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CongoOne , Mise
en ligne le 02-07-07
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26.06.07
Le Monde diplomatique: Fragile gestation de la démocratie en
République démocratique du CongoAprès plusieurs années de guerre et de chaos, la République démocratique du Congo (RDC) s’est dotée d’une nouvelle Constitution adoptée par référendum le 19 décembre 2005. Organisées en juillet 2006, des élections générales se sont déroulées globalement dans le calme – malgré quelques incidents après le second tour de la présidentielle – avec un taux de participation élevé (près de 70 %). Pour autant, peut-on considérer que le processus électoral est intériorisé comme méthode normale de régulation politique, mettant un terme au recours à la lutte armée et à la violence ?
Rien n’est moins sûr, en raison du faible ancrage historique de la démocratie da l’ex-Zaïre. Ensuite, la mise sous tutelle internationale de la dernière consultation, avec présence d’une force armée européenne sous mandat des Nations unies, fait planer l’ombre d’une instrumentalisation de la classe politique congolaise au profit d’intérêts qui ne sont pas forcément ceux des populations . La démocratie risque donc, pour longtemps encore, de rester fragile. Pour comprendre cette situation, un retour sur l’histoire du pays depuis l’indépendance en 1960 semble nécessaire.
Sous la domination belge, le Congo connaît, à partir de 1957, des consultations communales (élections des bourgmestres à Léopoldville [Kinshasa]) et, à la fin, des élections législatives – les 11 et 25 mai 1960 – destinées à répondre à la contestation croissante dans le pays. Le Mouvement national congolais (MNC) de Patrice Lumumba obtient trente-quatre sièges au parlement . Cependant, l’opposition radicale de celui-ci à la puissance coloniale va paradoxalement constituer le point de départ d’une tradition de manipulations du jeu politique et électoral dans le but de contenir la contestation. C’est ainsi qu’avec l’assentiment de la Belgique le premier ministre Lumumba, pourtant issu des urnes, est assassiné . De même, son successeur Moïse Tshombé, en passe de remporter la présidentielle de 1965, est renversé par Joseph Mobutu avec le soutien de Bruxelles.
Tous les candidats sont choisis par le parti-Etat
Mobutu suspend la Constitution et met en place un « collège des commissaires généraux ». La vie politique est alors gérée par une élite intellectuelle, vraisemblablement manipulée par la Belgique et favorable à celle-ci. Selon le politologue Robert Charlick, cette période marque durablement la vie politique locale : « Les acteurs, reproduisant le schéma hégémonique colonial, vont utiliser leur position pour défendre les intérêts de certaines catégories, comme la bureaucratie civile et militaire, en limitant la participation d’autres groupes sociaux au système . » Le sociologue Jean-Jacques Arthur Malu-Malu qualifie ce phénomène de « syndrome de l’indépendance ». De fait, le pays s’enfonce dans les turpitudes politiques.
En décembre 1970, Mobutu se présente en candidat unique à l’élection présidentielle. Il avait pourtant promis de ne rester que cinq ans au pouvoir et de remettre ensuite les clés du Congo aux civils. Les élections législatives qui suivent sont elles-mêmes pipées : tous les candidats sont désignés par le bureau politique du parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), qui régente désormais la vie des Congolais. La IIe République (1965-1998) se caractérise par un monopartisme de fait : les élections s’organisent autour d’un candidat unique, chef du parti-Etat, et sans véritables enjeux.
Retour du multipartisme et agitation politique
Vingt-cinq ans de dictature... En décembre 1990, sous la pression internationale et après plusieurs années de contestation, le maréchal Mobutu accepte le principe du multipartisme et promet la démocratisation. Il affirme renouer avec le processus électoral, dont les premiers jalons avaient été posés immédiatement après le départ du colonisateur belge (1960-1964). Toutefois, aucun des mandats conquis électoralement – même celui de la Conférence nationale « souveraine » de 1990 – ne peut être mené à son terme en raison d’une agitation politique récurrente. La plus spectaculaire est la « révolution-agression » de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), soutenue par des pays voisins, et qui porte Laurent-Désiré Kabila – dit « M’zee » – au pouvoir. Le maréchal Mobutu est alors contraint de quitter le pays, la guerre étant devenue un moyen de conquête de l’Etat face à un cadre institutionnel dont la légitimité n’est pas reconnue par l’ensemble des acteurs congolais.
En mars 1997, pendant sa marche vers Kinshasa, Kabila avait suscité l’espoir d’un retour à de véritables élections. Cependant, il adopte des pratiques singulières : il organise la désignation d’un gouverneur par un vote à main levée, au stade Lumumba, à Kisangani. Cette « expérience » demeure limitée et, dans les autres provinces, les responsables seront tout simplement nommés.
Au cours de sa prestation de serment, en 1998, Kabila promet à nouveau des élections « dans deux ans ». Après quelques années à la tête du pays, bien au contraire, il s’arroge tous les pouvoirs. Il est à la fois président, premier ministre et ministre de la défense. Le pays fonctionne sans parlement et sans Constitution. Kabila reprend le culte de la personnalité et la pratique des chants révolutionnaires chers à Mobutu. Son comportement provoque une frustration et des tensions. La démocratie congolaise succombe, à nouveau. Pour les politologues Juan Linz et Alfred Stepan, cet état de fait résume la fragilité politique de la RDC : « Contrairement aux croyances et aux souhaits des démocrates, un régime démocratique ne doit jamais être conduit au point où sa survie dépend de la disponibilité de ses supporters à se battre dans les rues pour le défendre. Peu de citoyens, même en cas de crise, sont disposés en réalité à soutenir ceux qui veulent renverser les institutions ; mais dans une société moderne, ils se sentent incapables de faire quoi que ce soit dans une telle situation . » Le chef de l’Etat sera lui-même balayé – et assassiné – par une « révolution de palais » qui, en 2001, impose à la tête du pays un néophyte politique, son « fils » Joseph Kabila, âgé d’environ 30 ans .
Entre 1998 et 2005, la RDC sombre dans un double désespoir : d’une part, le régime qui a suivi la dictature s’est montré incapable de restaurer une véritable vie politique ; d’autre part, le pays est en proie aux pilleurs des ressources naturelles et à l’agression étrangère soutenue par des forces intérieures . En outre, le bilan des pratiques instaurées après l’avènement du pluralisme politique, à partir de 1990, confirme le faible enracinement de la démocratie.
Entre élections et révolutions
En effet, cette période n’a pas échappé à la dynamique qui voit les élections s’inscrire non dans un processus normal mais dans des situations d’exception. Ainsi les délégués à la Conférence nationale de 1990 ont-ils été cooptés. En se déclarant souveraine, la conférence s’arroge un attribut du peuple dont elle n’est pas l’émanation. A nouveau, on se trouve dans une démarche élitiste qui remet en cause la légitimité des décisions adoptées. Peut-on de manière antidémocratique instaurer la démocratie ? Organiser ainsi une mutation politique pose en effet une question cruciale : comment institutionnaliser le jeu politique par la procédure électorale si celle-ci ne respecte pas la loi fondamentale ? Cette situation ouvre la possibilité de retour en arrière par les mêmes moyens.
L’expérience congolaise confirme que les régimes politiques africains sont tributaires des conditions de leur avènement et qu’ils les reflètent. En RDC, le passage d’un régime à l’autre s’effectue presque systématiquement par une rupture plus ou moins brutale. « Le mode de transition politique influe sur la manière dont le processus démocratique évolue par la suite», estime David Beetham, spécialiste britannique des droits de l’homme. « Les acteurs apprennent des processus politiques et tendent ultérieurement à dupliquer les expériences ainsi apprises », analysent James G. March et Johan P. Olsen. Avant d’ajouter : « Les institutions et les pratiques ont une existence autonome et tendent à œuvrer à leur propre reproduction. » Ainsi, la conférence nationale souveraine a été suivie de trois changements par rupture autoritaire ou violente : le limogeage du premier ministre élu en août 1992, la guérilla de 1997 soutenue par l’intervention militaire des puissances étrangères, et la captation personnelle du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila.
L’attitude de la classe politique congolaise est révélatrice. Pour elle, l’élection n’est qu’une des modalités de règlement des conflits. Elle admet a posteriori avoir sa part de responsabilité dans la rupture du processus démocratique. Elle reconnaît également son erreur : ne pas avoir présent à l’esprit que la « révolution » ne saurait être une méthode normale de résolution des crises politiques. Mais, en pratique, les mêmes comportements se retrouvent de crise en crise.
Quelle refondation de l’Etat envisager ?
De leur côté, les intellectuels et les chercheurs semblent atteints du même travers : ils valident trop aisément les interruptions du processus démocratique. Le juriste Patrick Quentin s’étonne des « figures simplifiées » aboutissant à « une conclusion aussi extravagante que le coup d’Etat peut sauver la démocratie. Tout cela n’est ni clair ni engageant quand on pense que le but de la manœuvre est de rédiger une Constitution ». Il conclut à une « restauration autoritaire » permanente. Sur la dernière période, la reproduction des événements est facilitée par le fait que les acteurs sont à peu près les mêmes depuis 1990.
Les élections générales de 2006 constituent assurément une amélioration par rapport aux précédents scrutins. Cependant, on note la permanence de certaines entorses à la démocratie. La commission électorale indépendante, dont le rôle est de légitimer, aux yeux de tous, la consultation électorale, a paru être sous l’influence des partis politiques et des Eglises. Elle a validé le scrutin malgré les gros problèmes matériels rencontrés dans certaines régions.
En outre, la scène politique congolaise est bipolarisée entre la logique du « vainqueur prend tout » reprochée au pouvoir et celle des entraves systématiques reprochées à l’opposition, accusée, comme le sont les partisans du candidat malheureux Jean-Pierre Bemba, de vouloir renverser les institutions.
Ne faudrait-il pas
envisager sérieusement la refondation de l’Etat congolais ?
Se poserait alors la question de la
capacité (politique, économique), pour ce
« nouvel Etat », de prendre en charge
correctement les aspirations des populations.
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LE SCANDALE DE
L'ABANDON DES REFUGIES AU CONGO KINSHASA ET LE DETOURNEMENT DE L'AIDE
INTERNATIONALE
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Par LA FONDATION BILL CLINTON POUR
LA PAIX
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LA FONDATION BILL CLINTON POUR LA PAIX (Droits de l’Homme, Démocratie et Paix)
DECLARATION RELATIVE A LA GESTION DES REFUGIES EN R D CONGO A L’OCCASION DE CE 20 JUIN 2007
Comme cela est de coutume le 20 juin de chaque année, le monde entier par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés ( UNHCR), commémore la journée internationale du réfugié. C’est le moment que nous choisissons à la Fondation Bill Clinton pour la paix ( FBCP) pour interpeller le Gouvernement de la RD Congo et mêmes les pays donateurs du UNHCR, sur l’inquiétante situation des réfugiés dans ce pays cité. Des faits qui dans certaines circonstances, peuvent être qualifiés de crime contre les réfugiés. Nous nous étonnons à la FBCP que le UNHCR qui est dans l’impossibilité d’assister socialement les réfugiés qui sont sous son mandat, dit-on, pour cause de restriction budgétaire, puisse par contre subventionner annuellement d’autres structures qui ne fonctionnent pas. A ce sujet, nous apprenons des sources sures, qu’après leur avoir octroyé une importante logistique dont il assure même les charges d’entretien, le UNHCR distribuerait la bagatelle de près de cent (100) Mille Dollars US chaque année à la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR). Le scandale est bien évident, d’autant plus que cette structure gouvernementale appelée la CNR , chargée de gérer les réfugiés au quotidien, créée par la loi n* 021/ 2002 du 16 octobre 2002, comme tout le monde le sait, n’est pas effective. Au lieu de deux réunions par mois comme le stipule ses textes constitutifs, depuis bientôt cinq ans de son existence, elle n’a tenu que quelques quatre réunions, celles relatives au retrait du statut d’un réfugié angolais proche de l’UNITA. Il y a lieu donc de se demander pourquoi cet organe de décision dans l’accueil et l’octroi de l’asile en faveur des réfugiés, est – elle plongée dans cette léthargie ? Or, cela porte préjudice aux réfugiés, ce qui est encore curieux, ni le UNHCR qui devait poser des questions à la RD Congo , ni les membres du Gouvernement qui composent la CNR , personne ne s’en préoccupe. En conséquence, dans l’incompétence la plus absolue, c’est son secrétariat qui manœuvre tout. Pire, les salariés dudit secrétariat de la CNR descendent très bas, jusqu’à faire immixtion par des manières, dans la désignation de leurs favoris aux postes du comité des réfugiés de Kinshasa, foulant aux pieds comme on dit, les statuts et règlement d’ordre intérieur de la communauté des réfugiés, votés en assemblée générale, qui pourtant prescrivent de l’obligation du vote par tous les réfugiés pour être membre du Comité des réfugiés (COMIREF). C’est la raison de la frustration constatée au sein de ces déracinés dans ce lieu de refuge, une dictature du reste inacceptable. Aujourd’hui, face aux slogans trompeurs destinés à arracher les financements, la FBCP informe l’opinion internationale que les réfugiés vivent un grave calvaire en RD Congo. De plus, du fait de l’absence de l’asile le marché de l’emploi ne leur est pas autorisé. Encore, de nombreux problèmes de sécurité obligent d’autres réfugiés de ne rien entreprendre même en informel. A l’intérieur du pays la situation est pire,dans les camps qui jadis étaient supervisés par le UNHCR, se trouvant actuellement dans un total délaissement, l’on compte mensuellement dans ces lieux « la mort d’homme » à cause de la famine. Pour survivre, à Kinshasa comme dans les camps précités, les femmes se livrent à la prostitution et les hommes adhèrent parfois à la débauche. Les exemples des camps des Cabindais dans le bas fleuve et celui des congolais à Kimaza sont révélateurs de beaucoup d’anomalies. Face à ce triste tableau, la FBCP demeure toujours surprise que le UNHCR ne puisse pas encourager la réinstallation des réfugiés dans des pays tiers, quand ceux-ci ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine. Plus grave, même dans leurs démarches individuelles pour rechercher une solution durable à leur problème, le UNHCR bloque les Titre de Voyage de la Convention (TVC) et les notes verbales, deux documents indispensables pour le mouvement d’un réfugié, délivrés par le Gouvernement dans d’autres pays du monde, mais qui en RD Congo, sont sous la tutelle du UNHCR. Cette mauvaise façon d’agir, contraire à l’article N* 14 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, ne vise autrement qu’à prendre les réfugiés en otage pour justifier les multiples rapports de prestation et de garantir certainement le salaire, la vie du réfugié ne compte pas. Dans l’espoir d’apporter secours aux réfugiés et pour leur permettre de reconstruire leur vie ce qui est un « Droit » la FBCP demande : -Au Gouvernement de la RD Congo de reprendre conscience sur la question des réfugiés, par une réunion des Ministres qui composent la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) pour discuter des reformes qui s’imposent à ladite structure gouvernementale, comme l’avait déjà suggéré en son temps Madame Marie Madeleine KALALA Ministre des Droits Humains à la période de transition. -Au UNHCR : D’assister socialement les réfugiés dans le logement, la subsistance et la santé en attendant de trouver pour eux, très activement, les solutions durables que sont le rapatriement librement consenti et la réinstallation vers des pays tiers parce que la RD Congo ne pouvant pas les intégrer ; D’assister administrativement ces déracinés dans leurs démarches individuelles par les facilités de délivrance des TVC et notes verbales, nécessaires pour les voyages. Enfin, la FBCP , en appelle au respect effectif des conventions et autres textes relatifs à la protection des réfugiés, auxquels la RD Congo a adhéré et de saisir les ouvertures de la solidarité internationale pour la résolution de nombreuses difficultés liées à la problématique des réfugiés. Fait à Kinshasa, le 20 juin 2007 Pour la F B C P
Contact : Emmanuel A. COLE Fbcp97@yahoo.fr Le Président du C E I Tel :(00243) +99 99 572 83 Tel.(00243) +
998958381 |
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CongoOne , Mise
en ligne le 23-06-07
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LES LECONS DE KAHEMBA
VOICI,
PUBLIEES LE MEME JOUR, TROIS REFLEXIONS PROVENANT DE DIVERSES
SENSIBILITES - SOCIETE CIVILE-
EGLISE CATHOLIQUE/ OPPOSITION POLITIQUE-DEMOCRATIE CHRETIENNE /UN
LUMUMBISTE KABILISTE - ALBERT KISONGA QUI FONT TOUS
ESSENTIELLEMENT LA MEME ANALYSE
DE LA GRAVISSIME SITUATION DE CHAOS , MAUVAISE GOUVERNANCE E T
INSECURITE EN RDC. LE TITRE ET LE QUESTIONNEMENT EST
PRATIQUEMENT LE
MEME:
CINQ
QUESTIONS A DIOMI
NDONGALA - POTENTIEL 04/06/2007 Alerte Plus du 05/06/2007
-
version integrale
LES CONSEQUENCES
DESASTREUSES DES BUDGETS DE SANTE DE MISERE EN RDC / LA DELIQUESCENCE DU SYSTEME DE SANTE
CONTINUE...
LES
IMAGES DE L'HORREUR DU MASSACRE DE LA LOCALITE DE KANYOLA - SUD KIVU
26-27/05/2007 (cliquez sur l'image pour entrer)
30.05.07 Paradoxe au
Nord-Kivu :
des responsables des services
spéciaux résident au Rwanda (RO)
A l’issue de sa réunion hebdomadaire tenue, le vendredi 25 mai à Goma, le comité provincial de sécurité a formulé des reproches à l’endroit de certains responsables de services de renseignements congolais qui résident au Rwanda. C’est le cas, par exemple, des responsables de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et ceux de la Direction générale de migration (DGM), rapporte radiookapi.net.
Selon le média onusien, ces responsables congolais travaillent à Goma, dans la province du Nord-Kivu et rentrent le soir à Gisenyi (Rwanda) pour y passer nuit.
D’après les membres du comité provincial de sécurité de cette entité provinciale, « certains services sont trop stratégiques pour que leurs responsables puissent résider en dehors des frontières de la République démocratique du Congo», renseigne la même source.
« Il y a des services sensibles comme le service de sécurité, les services de l’ordre, le service de renseignements, le service de la garde des frontières…Ce sont des services qui sont rattachés à des attributs de l’Etat ». Les fonctionnaires travaillant au sein de ces services devraient résider à l’intérieur des frontières nationales », a fait remarquer le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutaichirwa.
Interrogé au sujet de cette situation, le responsable de l’ANR, cité par radiookapi.net, a reconnu que 14 agents de son service et 19 de la DGM ont leurs résidences au Rwanda. D’après lui, il leur a déjà demandé de prendre des dispositions qui s’imposent, afin de revenir s’installer sur le territoire congolais dans le plus bref délai.
A ce propos, la radio onusienne indique que la mesure concerne également, les fonctionnaires congolais d’autres services se trouvant dans la même situation. Mais, aucune précision n’est donnée quant au délai d’exécution.
L’on se souviendra que
dès
sa prise de fonction, le
gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku avait exprimé en mars
dernier, sa
désapprobation de voir des agents de l’Etat congolais
travaillant sur le territoire national résider en dehors des
frontières du pays. En dépit de cette
observation faite par l’autorité provinciale, la situation est
restée intacte sur le terrain. Ce qui poussent certains
analystes à dire qu’il s’avère indispensable de trouver
une solution urgente à ce problème.
29/05/07 MESSAGE DE L' ARCHEVEQUE DE BUKAVU
Le gouvernement Gizenga et son budget de la
misère
Par JP MBELU-29/05/07
Pourquoi Gizenga propose-t-il aux Congolais un budget de la misère ?
Est-ce parce que les oligarques au pouvoir pourront disposer d’un budget parallèle ?
Il est aussi possible que cet état de choses soit lié au fait que ce budget est la mise en pratique d’une ligne de conduite économique tracée par la Banque dite mondiale et le Fonds monétaire international. Il serait conçu dans l’intention de répondre aux attentes des «bailleurs de fonds ». Donc, c’est un budget qui répondrait aux exigences – extérieures - autres que celles des Congolais (es).
<>Quand, en Amérique Latine, la chasse à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, -institutions de plus en plus décriées pour leur manque de crédibilité et leur implication dans l’expansion du « turbo-capitalisme »-, commence à porter du fruit avec la création imminente de la Banque du Sud, Gizenga remet le Congo dans leurs filets. Et cela sans qu’un audit sérieux soit organisé sur la dette extérieure du Congo. Pourquoi cela? La dette que ces IFI vont « consolider » au Congo est « une arme de destruction massive » de nos solidarités présentes et à venir ; une arme d’atomisation de notre vie sociale et de domination du pouvoir ensorceleur de ce « turbo-capitalisme ». La dette extérieure est la nouvelle arme de domination des pays du Nord sur ceux du Sud. Cette domination subreptice se fait avec la complicité des oligarques prédateurs du Sud.
Aux masses, ces derniers disent : « Bokoyeba te ! (Vous ne saurez rien !) » Quel député osera poser cette question à Gizenga : « Pourquoi votre gouvernement s’entête-t-il à s’endetter auprès de ces organismes qui, depuis plus de 60 ans, n’ont pas contribué à notre développement? »
RAPPEL HISTORIQUE
A la même époque, les généraux de l’armée et leurs amis pakistanais, indiens, libanais, juifs, etc. ainsi que les rares dinosaures du cœur de l’Afrique ont fait bombance.